J'ai eu une vision, un tigre mangeur d'homme marchait avec moi au bord du canal, les lumières roses et bleues dans le canal, le tigre avait sans doute déjà mangé car il ne semblait pas agressif, il me précédait de quelques pas, c'est tout. Je portais mon bonnet avec les oreilles de chats, mes mitaines, le badge blanc, sans doute un manteau long, mais ça n'est plus très clair. Le vent soufflait très fort. Nous parlions religion avec le tigre, il me parlait du dieu à la tête d'éléphant, me dit que s'il mangeait la divinité alors la divinité passerait en lui. Je répondais, heureusement tu ne manges pas les dieux mais les hommes. Ca le fit rire. Rire orange avec des rayures. Il commençait peut-être à avoir faim. Le vent était très fort et une petite brume sur le canal a masqué le tigre un moment. Puis je fus seul au bord de l'eau et bizarrement c'est là que je commençais à m'inquiéter. Dans le ciel les dirigeables des milices utopistes se balançaient mollement, je devais rentrer. Rentrer chez moi enfin.
tu abuses des adverbes et du passé simple et pourquoi pas des dialogues tant que tu y es mais j'ai si froid oh moi aussi me plains-je non sans doute pas mais je ne suis qu'un homme et je ne suis même pas sur de qui vous êtes il y a quelques secondes j'étais dans une chambre d'hôtel à compter les disques étalés par terre et maintenant le tigre et la voix dans le ciel le canal et mollement les dirigeables utopistes et je suis là à dormir depuis deux jours et je m'imagine que les gens de l'hôtel ont oubliés des disques mais surtout du chocolat manque de sérotonine sans doute alors je compense en me vautrant dans une inaction crasse alors je me demande ce qu'il se serait passé si les tourguenistes il y a dix ans avaient survécus si chaque individu plutôt que de poursuivre une gloire personnelle sans doute méritée avait continué à fomenter son petit jardin de chaos sa parcelle de franche entropie à interagir avec la réalité la hackant petit à petit en cercles concentriques scannant tous ses ports les uns après les autres trouvant les brèches une à une petit cafard vicieux rampant chahutant tranquillement les bases de l'établi du parfaitement normal du tout à fait cohérent et du juste comme il faut ce qu'il se serait passé si d'une simple blague potache on avait fait un truc un petit peu plus dangereux comme si on se promenait avec un tigre à discuter théologie au bord du canal de l'Ourcq voilà ce que je me disais ce soir là dans la chambre d'hôtel classant les disques oubliés bouffant les chocolats suisses du père Hoffman peut-être que la vie serait plus douce pour tout le monde et le tigre me sourit et je souris en retour
tu abuses des adverbes et du passé simple et pourquoi pas des dialogues tant que tu y es mais j'ai si froid oh moi aussi me plains-je non sans doute pas mais je ne suis qu'un homme et je ne suis même pas sur de qui vous êtes il y a quelques secondes j'étais dans une chambre d'hôtel à compter les disques étalés par terre et maintenant le tigre et la voix dans le ciel le canal et mollement les dirigeables utopistes et je suis là à dormir depuis deux jours et je m'imagine que les gens de l'hôtel ont oubliés des disques mais surtout du chocolat manque de sérotonine sans doute alors je compense en me vautrant dans une inaction crasse alors je me demande ce qu'il se serait passé si les tourguenistes il y a dix ans avaient survécus si chaque individu plutôt que de poursuivre une gloire personnelle sans doute méritée avait continué à fomenter son petit jardin de chaos sa parcelle de franche entropie à interagir avec la réalité la hackant petit à petit en cercles concentriques scannant tous ses ports les uns après les autres trouvant les brèches une à une petit cafard vicieux rampant chahutant tranquillement les bases de l'établi du parfaitement normal du tout à fait cohérent et du juste comme il faut ce qu'il se serait passé si d'une simple blague potache on avait fait un truc un petit peu plus dangereux comme si on se promenait avec un tigre à discuter théologie au bord du canal de l'Ourcq voilà ce que je me disais ce soir là dans la chambre d'hôtel classant les disques oubliés bouffant les chocolats suisses du père Hoffman peut-être que la vie serait plus douce pour tout le monde et le tigre me sourit et je souris en retour
Libellés : canal, ganesh, lsd, tigre, tourguenisme