LA NUIT







Passer ma langue entre tes oreilles et lécher ta cervelle, oui ça me plairait;
vomir de façon démodée toutes tes tripes avalées ce serait mon plaisir;
griffer tes chairs grasses, jambes, ventre, cou, ferait mon plaisir.
Comme je t’aime, j’aime aussi ton sang et tes cris. Les parties les plus abjectes de toi me font frémir de plaisir.
Le monstre amoureux te poursuit. Ecoute ses pas étouffés par la chair de ses victimes.
Mais ma préférée c’est toi, je nettoierai mon corps dans un fleuve de sang je convoquerai le ciel des damnés et alors je serai pur pour t’emmener loin des autres loin de moi. Je ne te dévorerai pas tout de suite. Le ferai-je d’ailleurs? Je tuerai ton sang à force de te sucer. J’inverserai tes tensions à force de te voyager. Tes cheveux deviendront ma crinière et je serai la plus flamboyante des bêtes.
Mon amour est ma lumière.
(ce qui me plaît dans ma vie, c’est d’être amoureux des victimes)
On a fait des tas de guirlandes. Puis on a fait la fête avec des feux d’artifice. Et ce courant d’air est revenu. Il est passé sur mes épaules dénudées, puis il s’est glissé dans mon dos, entre l’étoffe de ma robe et ma peau. Le frisson a parcouru tout mon corps et s’est attardé au centre de mon plaisir. Je ne me suis pas retournée. Il me disait: maîtriser ses pulsions engendre souvent la jouissance. Alors je ne me suis pas retournée. J’ai bien fait.
Demain je partirai.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Si je ne pars pas je mourrai là.
Un mur nous cache les flots, la Terre et l’Océan.
Un mur nous cache et nous efface.
Tu m’oublieras dans ce bagne d’enfants.
Demain je partirai.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Mon gardien a confisqué ma nourriture.
Son chien aime la viande et ses enfants le fromage.
Demain je ferai le mur.
Tant pis pour les tessons de bouteille.
J’ai trop mal au ventre.
Toujours ces murs gris et ce béton puant.
Demain je partirai.

Liberia – Etats Unis
Quelques étoiles de moins et tant d’indifférence.
des indications intuitives
tu prends à gauche tant que ça descend
puis à droite quand tu es sur du plat
simple, joli(e) et efficace,
merci !
La théorie de l’avion fantôme, Carver n’y croyait plus du tout. Plus depuis la fin de la guerre. Une charade. Un rébus. Un mariage raté.
Donc, il vivait seul, une grande maison sur 2 niveaux, style chalet, il a été Igor, moi, 17 ans, sans doute, sans certitude, chauve.
Hier encore j’ai épousseté ton ombre avec phil et sophie.
Sur le mur d’en face collés, il y avait ces trous bleus et les étoiles de ta mêre…
…
ET elle lavait son linge la petite Violaine. Elle donnait peine à voir à essuyer, tremper, essorer et se pencher jusqu’à rompre. Car elle y donnait du coeur. On pouvait discerner dans les plis de sa robe, ceux de son visage se creuser sous l’effort. Et plus elle ployait, plus son corps de s’affaisser devant tant d’efforts, à battre le linge de son manche de bois pesant. Les gouttes de sueur salée perlaient sur son front ridé, l’empêchant de frapper plus fort, pour faire sortir l’eau, « oui : ce maudit liquide qui apesentait les draps ! » comme elle le constatait régulièrement de haute voix. Ahh ! La Violaine !!! Qu’elle était belle à voir dans son tablier ocre de fleurs sombres se prosternant devant cette eau du fleuve qui lui causait tant de tracas – vous comprenez ; à cause de son linge. Chaque jour vous pouviez la voir lutter contre la saleté avec pour seule arme son courage et ses mains de femme…
Mais un jour, elle rossa si fort qu’elle tomba dans l’eau, et elle se noya.
Pupilles énormes, dans ce café désert, Igor rencontre, enfin, les jumelles Lee. Dans le ciel, le dirigeable sénatorial, écarlate, rôde.
Une reproduction du TARDIS trônait dans la salle à manger de Carver, on pouvait utiliser ce modèle réduit pour effectuer de petits voyages.
« L’homme est un animal, il est né comme ça. Il est pourri dès la naissance. C’est un animal condamné et très subtil à la fois. C’est un vice de naissance. Qu’est ce que l’histoire ? La démonstration de l’inhumanité de l’homme. Quelque chose d’impur, de méprisable. Je crois que c’est sans remède. »
Carrément…

Et d’autres inductions de fiction.
Les Arthromorphes Agonistes Arrogants Asociaux et Anti-Acanthocéphales Aéroportés sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de tout foutre en l’air en rigolant comme des malades, et d’aider d’autres Arthromorphes Agonistes Arrogants et Anti-Acanthocéphales à saccager leur environnement mental biopiloté direct ainsi que les neuropasserelles factices de classes 4, 5 et 6, sans parler des ravages causés aux infrastructures standardisantes de toutes sortes. Le désir de rompre le glacis civili-nécrosant, de rejoindre les circonbulles intersticielles dissidentes et de ne jamais quitter les A.A.A.A.A.A.A. est la seule condition pour devenir membre des A.A.A.A.A.A.A. Les A.A.A.A.A.A.A. ne demandent ni cotisation ni droit d’entrée : nous nous régénérons par nos propres contributions. Les A.A.A.A.A.A.A. ne sont associés à aucune secte, confession religieuse ou substrat politique, ils n’ont rien à voir avec vos putain d’huîtres ou ces saloperies d’andouillettes, ne sont inféodés à aucun organisme privé ni établissement public, aucun organe de contrôle, aucune officine de rétroprogrammation, aucune branche décisoire ou gestionnaire de la Tectonique matricielle, aucun congloscélérat gargantuesque, aucune milice paramédiatique, aucun parti spectaculectoral, bien au contraire ; ils désirent s’engager dans toutes les kanz-controverses ; d’ailleurs, ils kanzcontestent pratiquement toute cause kanz-monolithique, toujours, par ouvertures des flux kanz-polistiques sub-urbains artérosclérosés, kranz-décompensations déréalisantes we’re living on the edge – toodidoo – le but premier est de demeurer cachés et d’aider d’autres A.A.A.A.A.A.A. à le devenir, afin à terme d’organiser le kanz-métasboum par injection souterraine massive de gaz d’échappements et de polycarbones surindustriels jusqu’à empoisonnement total des ressources sceptiques et disparition de toute possibilité d’écopolis biodurable enculés d’évangélistes, putain de vos morts crèmes à cons. Malgré tout, et bien au contraire.
©A.A.A.A.A.A.A.
spéciale réponse à Mr Scott Fox :

« Non. Ne t’inquiètes pas. Tu peux dormir tranquille. Tu es simplement la fille de Georges W. Bush. »
s.o.s…s.o.s…s.o.s…s.o.s…s.o.s….NYC: le pot de Ben & Jerrys est a 2$ et j’ai des Shaolin Kung- Fu Shoes Roses (existent en noire, bleu, mauve, vert, rouge, orange, dans toutes les tailles pour 4$, je crois que je vais me lancer dans l’import-export).
Lancons des aujourd’hui la Shaolin Kung-Fu Shoes Company!
Cette nuit, hurlements de terreur canine au chenil, pas le courage de sortir dans le blizzard pour voir. Rapidement, le silence se fait.
Et j’ai réparé ce putain de rideau, et ça me fait bien marrer. Je LOL follement à la face des dieux anciens, terribles, froids et oublieux.
Dimanche matin, belle nuit,
Maison du Bonheur et on vous emmerde
Ici tout va pour le mieux, de mieux en.
Pas facile de sortir du lit, quel samedi
Soir apocalypse Koozil et Jean Yes sans
Doute devrons nous l’abattre car sa trahison
Saison six porte à conséquence, livrez le
Nous pieds et poings liés comme un vieux
Livret de Rambaldi, sans Vinci Code explicatif
Merci à vous mes amis comme dirait Kouka égérie
Sa bande de fafs aux abois, merci pour eux.
le récitant : indice.
Il me reste seulement 2 cachets d’Ubik. La fin de semaine sera dure. Je commence à revoir le monde. Et l’Empire. Mes mains tremblent.
Et ça bougeait les meubles chez @samuellaurent et @julieguilbault , de bon matin.
Carver : « Je suis le seul à te bien connaître, Igor ». cf @troudair et « Le moulin des supplices ». Italie, 1960, Giorgio Ferroni. #bis
Elle aime l’odeur de la poudre et le bruit hypnotique des wagons

Aline
elle me plaisait beaucoup
de longues jambes fuselées
un ventre plat et souple
une cambrure parfaite
un regard vif
une conversation riche
une voix agréable
elle me plaisait beaucoup
trop
maintenant
elle flotte
dans
le canal
Sylvie
elle me plait beaucoup
aussi
C’est l’Calder l’dire…
Au camp on continuait à ne se fier qu’aux apparences, surtout trompeuses. Ça sauvait des vies et du carbone. tetedampoule.com/roue/
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« La place de la Bastille à Paris est le symbole de la révolution. Au centre se trouve une colonne et sur un côté l’opéra Bastille. Le quartier est souvent fréquenté par les jeunes en roller, surtout du côté de l’avenue Daumesnil. Non loin, des bars et des discothèques (notamment le Balajo), se trouvent dans la rue de Lappe. » |


Elle était frappée du complexe Pamela et ne cherchait pas l’esquive.
A quoi aurait ressemblé sa vie avec de plus gros seins ?
Sans doute elle aurait méprisé l’enjeu, elle aurait tout osé, sans crainte,
et elle aurait eu une voiture rouge.
féérie des grands fonds
des perruques cokées
– chlorophormez
tranquille
entre deux coupes
têtes razées rezopozitives
à fouetter
la fille qui m’a appris ces trucs
à la fourrure
au bord des fesses
étalonne le monde……………………
MARS TWIX MM’s BOUNTY KIT-KAT
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Les images hallucinatoires se prolongent bien au-delà de mes espérances les plus folles. Mes dosages semblent propices aux plus étranges voyages et associations d’idées. Je hante les longs couloirs grisâtres de La Maison dans cet état de déficience presque rassurant.
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speciale dédicace à Troudair Potter :
« Je suis une jeune fille de 14 ans et je rêve d’être ministre de la défense, serais-je lesbienne ? »
contempler le reflet
qui tapisse l’interieur
de la bulle qui flotte
au dessus de l’eau
24 images seconde
défilent translucides
sur menbrane irisée,
fragile, & flop, générique
reçu un minimessage à 20h40 du professeur Glück:
« non, pas sur la bouche, nooooooon »
il semblerai que cet organe ne soit pas
fonctionnel chez l’éminent scientifique…
tu vantais les institutions sanitaires et sociales en France,
moi je ne parlais que de l’histoire de l’armée française,
aucun de nous ne voulait évoquer les théories de la personnalité,
encore moins rentrer à l’Académie Française,
j’aimais ta rigueur,
ton application de la méthode en histoire,
j’aimais nos fous rires
lorsqu’on évoquait le monopole
ou la psychohistoire,
mais tout cela n’est plus
qu’à remiser
dans les grandes dates du XXe siècle,
avec nos moments tendres ou gais
comme le théatre au XIXe siècle
ou ennuyeux
et ternes comme
la gestion comptable et financière,
ah, je me souviens,
le referundum pour notre rupture,
j’avais voté non,
tu avais voté oui,
tu étais notre doyen
et tu eus alors gain de cause,
tu repartis dans les méandres
de la banque mondiale
et du mécénat
moi dans la spirale
du S.I.D.A. et de la
protection sociale.
Je t’ai revu parfois
à ces colloques,
sur le droit de l’environnement
ou l’état civil,
je ne sais plus…
tu brillais comme Victor Hugo
au faite de sa gloire
je ne pus te parler,
mon nouvel amant du moment
était le psychodrame psychanalytique
incarné
je repense au passé,
je repense à nous
et à nos étreintes,
à notre amour
passionné et destructeur
comme la guerre d’espagne (1936-1939)
ne m’oublie pas,
moi je ne t’oublierai jamais.
« – Je sais pas… dois-je penser ?
– Ben comme tu peux pas t’arrêter….
– Autant accompagner les mouvement ?
– Comme un vélo dans une pente… »
No results for #vérité – Suggestions: 1. Try a more general search. 2. Try using different words.
Il a bon dos ton téléphone.
Les dimanches commencés trop tôt, par exemple en arpentant un aéroport, n’ont ni vrai début ni véritable fin.
Les personnes réelles sont faciles à reconnaître. Elles clignotent.
Aujourd’hui on va travailler sur le concept d’être ou de ne pas être une personne extraordinaire. t.co/MhUO3Lq9
Aku akan masuk ke rumah anda dan keluarga anda membuat media yang kuat. Kemudian anda akan terbang di luar matahari. Surf.
Mina à Carver : je vais te balancer par la fenêtre, tes minables os creux de petit oiseau feront flutes et petit bois en contrebas velu. #ns
Man i was rollin so hard off those skittlez.
« Quand j’étais jeune, tu vois, j’ai jamais eu besoin de personne. Et je faisais l’amour pour rien…
Maintenant que j’vis seul, j’repense aux vieux amis. Alors, des fois, j’décroche le téléphone. Mais ça sonne vide chez eux.
Je n’ai plus envie de tout faire tout seul. Je ne veux plus vivre seul.
C’est difficile maintenant, d’avoir confiance en moi. L’amour est loin, et ça m’aide pas. Ca me rappelle sans cesse que chuis seul et que j’vaux rien. »
Ben alors, Johnny, bois un coup, ça ira mieux!
les guerriers s’avancent masqués,
ils chevauchent dans les ombres
vers l’ouest et la mer,
les hommes de mon clan
sont reunis au vieux cercle,
on ne sait comment échapper au péril
de la mort qui galope
aucun allié d’au delà la mer de l’Ouest
ne viendra avant l’été,
nos clans sont désunis
et nos chefs opposés,
la résignation et le gout du sang
gagnent progressivement les regards,
nous saurons mourir dignement,
emportant avec nous bien des ennemis
de la tribu du renard
payant de leurs nombreuses ames
notre passage sur les terres éthérées.
et Carver n’avaient aucun problème à verser quelques sous afin de soutenir la seule chaîne non soumise aux milices : nolife-tv.com/
Atmosphère colorée, relents électroniques, tout le monde se connaît déjà et ceux qu’on ne connaît pas on sait déjà comment ils sont. Virevoltage savant et repérage de la personne la plus enduite du désir de tous. Je suis l’image la plus enduite de désirs. Tu viens vers moi. J’apparais déjà sur les écrans placés derrière mon dos et tu regardes fasciné, tu ne sais déjà plus laquelle choisir. Moi non plus je ne sais plus laquelle choisir. Je souris, j’ai les joues roses je bois je fume je fais des clins d’oeil au loin on vient me saluer tout le monde me connaît ou tout le monde croit me connaître. Notre singularité s’étale en flaques de couleurs, je suis enrobée dans la tienne et la mienne te touche. Je fume ma dernière cigarette je grimace un peu tu t’éloignes vers les télévisions derrière moi. Revient la chimère de cet univers pixélisé elle est projetée elle est multipliée en images. Elle correspond au format de ton écran. Tu me parles soudain comme à un produit type qui serait la moyenne de toutes ces poupées en 3D. Superficiel (toi). Artificielle (moi). Tu me passes au-dessus!
La Police de la Pensée, la Police Temporelle, logeaient sous la Piscine Rouvet. Mina envisage une action de sabotage, il y a trois semaines.
la nuit, toujours. Ça ne s’arrête plus ?
Et hier, j’en avais tellement rien à foutre, j’ai dit « ça m’excite » à peu près 312 fois.
« Les chips ? ouais, ça m’excite. »
…
« Te voir manger ? ouais, ça m’excite. »
…
« Ecouter ton disque ? ouais, ça m’excite. »
…
« Quand tu te touches comme ça ? ouais, ça m’excite. »
…
« Quand tu te casses de chez moi ? ouais, ça m’excite. »
…
« Quand je suis toute seule au final, avec un arrière-gout dans la bouche ? ouais, ça me rend triste. »
6320182334 infectés.
R E D S
and share
– Il fait beau aujourd’hui. C’est cool.
– Qu’est-ce qu’on en a à foutre qu’il fasse beau ? Y en a marre de la dictature du beau. Je ne suis pas vraiment beau, moi ; ça veut dire que je ne suis pas cool ?
– C’est pas pareil. Toi tu es beau parce que tu es cool. C’est dialectique, ou un truc dans ce genre.
– Mouais… peut-être.
Les 29 chambres sont toutes différentes les unes des autres.
Elles toutes ont une connexion internet de haut niveau (ADSL), un parquet en bois,
les meubles de la vieille maison,une salle de bains, la climatisation, le téléphone,
la télévision, minibar et un coffre-fort.