Mes doigts dans l’acide. J’ai comme une sensation de grande douleur. Je vais acheter un poney pour Mina. Ou un dragon. Fondus les doigts.
You are Morpheus, from « The Matrix. » You have strong faith in yourself and those around you. A true leader, you are relentless in your persuit.
Quel test étrange !
Encore une fois raconter ma vraie vie de gars en révolution, faire profiter l’univers entier de ma vie normale de gars normal en fer blanc.
LA PEAU DU VENTRE BIEN TENDUE
Assis autour d’une table sous les spots qui dégageaient une chaleur bien
moins artificielle que les sourires qui s’échangeaient entre eux, ils discutaient
en prenant des inspirations biens profondes ou des expirations concernées. Chacun
y allait de son petit commentaire : qui baise avec qui, l’un sur le Palace,
l’autre sur la növo, l’une sur le punk, l’autre sur Warhol… et tous se délectaient
de l’excellence de la soirée, name-droppant, private-jokant,
donnant un air vicié et suffisant à leurs propos périmés, anagrammes de Prosper Merimée, deux litres de Sancerre et un camembert bien fait.
L’homme à la tête de chat est monochrome. Le orange, le rouge, le bleu, le vert et les autres teintes sont le Noir. Le blanc est le Blanc.
|
Le pouvoir symbolique est un pouvoir qui est en mesure de se faire reconnaître,
d’obtenir la reconnaissance ; c’est-à-dire un pouvoir (économique, politique, culturel ou autre) qui a le pouvoir de se faire méconnaître dans sa vérité de pouvoir, de violence et d’arbitraire. L’efficacité propre de ce pouvoir s’exerce non dans l’ordre de la force physique, mais dans l’ordre du sens de la connaissance. |
Note n°37 (aux urgences) : ne pas tenter de sucer un noyau d’avocat comme on le fait avec une cerise.
Ultimate gay pole dancing : RT @lrntrlln: particules {volontairement} élémentaires : youtu.be/2H1zjRU8hBo
Tout ça pour finir là !?
[999poèmesSERIEtourgeniev]
291
le très gentil monsieur poulet pleurera longtemps
je mange du bruit en face des poubelles
la police cherchera un bonbon en cachette

« Nous en sommes au passage à l’effectivité de cette technique, qui a une portée considérable, dans une assourdissante absence de réaction. La première chose serait de tout faire pour que le débat public commence à prendre forme sur son enjeu crucial : la protection par les nouvelles techniques de construction du sujet, du secret, de l’intimité, de la privacy, le concept fondamental qui est lié aux libertés. Et aux États-Unis en particulier, dans les milieux qui réfléchissent sur ces questions, on dit bien que l’avenir de la défense des libertés passe par le cryptage ; que le débat sur les techniques et les modalités de cryptage doit prendre forme. Cela implique la science, cela implique un peu de théorie mathématique à l’usage des populations, de façon à pouvoir faire saisir à quel point, entre privatisation et personnalisation, les modalités de constitution du sujet, et le débat sur les zones dans lesquelles se constituent les techniques d’individuation, sont liées au droit à l’anonymat. »

Making/breaking/making/breaking codes.
Manquent tes bras.
Le thé sous les podiums.
Frivole, gamine, souple sur les hanches
Dans les lumières comme un insecte
Incertaine, devenir à cadence forcée
Souple sur les hanches, des amis retirés
Avaient dit te remettre en place
Il y avait dans l’air à leur envol
Des silences que tu as oubliés.
Frivole, et fière dans les nuances
De la chair, des mélopées
Nocturnes mille fois répétées
Et pourtant jamais étudiées.
Ce sera, gamine, des loopings compliqués
Dans les bras du matin, quitte ou double
La mise que tu portes restera impeccable
Quoi qu’il arrive à tes hanches
Souples, et frivoles, boire
Le thé sous les podiums en attendant le jour,
Ton horloge arrêtée sur des heures à venir :
Des instant du passé.
Souple dans les volutes, fixe,
Gamine, les hauteurs, accroche le soleil
Au pare-brise, fais crier la machine,
Un pont d’or pour voir, ne plus
Ressentir la vitesse centrifuge
Qui ramène les regards à tes hanches,
Souple, et frivoles, et lestées par le marbre
Que tu portes, gamine, sont inscrites les absences
Dans tes mots, sur les trottoirs,
Une esquisse à peine te ferait réagir,
Sur les murs,
Tant il n’y a rien autour.
Aux madones des afters.
Hantise de l’inquièbétude
Je suis un qui est. (et nous n’irons plus au bois)
Le grand écrivain russe, qui vient de mourir, Ivan Tourgueneff, était à ses heures, un conteur fantastique de premier ordre.
Dehors, la pluie radioactive, grise, épaisse. Dedans, nous, notre affection mutuelle, nos corps qui se touchent. Sourires.
Mais peut-être faudrait-il dire plutôt que le tourment de base, essentiel, est tout bonnement celui qui nous vient des limitations que nous impose un autre homme, du fait que nous étouffons, suffoquons dans l’espace resserré et rigide où l’imagination d’autrui nous enserre.
Witold Gombrowicz
Mina portait une combinaison caméléon. Mina arborait un karma sans tâche. Et, un optimisme sanguinaire, homicide.
Parfois, au cours de vos pratiques, vous serez introduit à des mots, des techniques qui peuvent causer hantises et doutes subconscients.
Les pupilles comme des soucoupes violentes.
Les Pays-Bas, possèdent la plus puissante flotte de dirigeables cuirassés du continent, veillent sur les chocolats suisses, attendent, nus.
projection
oui en effet
il faudrait qu’on arrête de se branler 5 minutes
et qu’on deviennent de vrais gangsters
on braquera des banques assurées
on volera des camions de cds de britney qu’on distribuera sur les Champs Elysées
on étripera des animateurs tv
on pendra le pdg de BMW avec ses tripes (parce qu’il tue 1 million de fois plus que celui de Philip Morris)
on piratera le 20h de TF1 pour diffuser à la place une vidéo des couilles de Pascal Nègre qu’on viendra de couper
on laissera à la police des citations de Badiou, Camus, Cioran, Cloots, Crevier, Deleuze, Dostoïevski, Dubuffet, Gorgias, Jaccard, Jacobi, Juliet, Kandinski, Kravtchinski, Maupassant, Nietzsche, Schopenhauer, Stirner, Vattimo, Tourgueniev
et dans nos dents creuses
on aura des capsules de ciguë
pour pas se faire chier à expliquer.
Communiqué tourgueniste :
Dans un souci de tourguenisme
Nous, tourguenistes décidons que
L’anniversaire de Tourgueniev.com
Tombant le 5 mars 2003 sera
Tourguenistement célébré toute
La journée du 3 mars 2003
Et cela afin de tromper nos
Nombreux ennemis planqués
Sous les buissons de buis
Qui nous attendent au tournant.
Donc dans un intense foutage
De gueule pas piqué des hannetons
(prend ta faucille baby)
On va raconter à tout l’univers
Que c’est aujourd’hui l’anniversaire.
Bon, ok, c’est en partie vrai, rapport
Au fait que la légende dis que c’est
Le 3 mars 2002 que Nicolaï et moi
On a été séparé de notre connexion
Siamoise de la tête (et du reste) et
Que planant encore de l’opiacé
Ayant servi au vétérinaire
Afin de nous endormir
Nous avons décidé de marquer
Le coup (et le cou) en devenant
Honteusement célèbre dans le monde
Entier et cela grâce à un site web
Phénoménal et lotec (try again babe)
Ainsi que par une absence
Quasi obligatoire de relecture.
Donc, l’anniv officiel va durer
Du 3 au 5 mars et embraser
La capitale et nos gorges avides.
Play it loud darling and
Hit me one more time.
Couche-toi près de moi, bariolée, nous avons du temps de reste pour retourner à la bergerie. #ns
Suivre des yeux les petits points blancs, les voir osciller aléatoirement
entre des petits points noirs ou des petits points gris. Concentrer toute son
attention sur les figures géométriques non euclidiennes à la fois fascinantes
et ternes. Regarder jusqu’à en pleurer les billes monochromes, la pupille
asséchée par les dilatations chaotiques, pour tenter d’en saisir des figures
inimaginaires. Des nuages télévisés, dans cette neige sale et agitée, hantée
de mirages nocturnes et ouatés. Les écrans rêvent-ils de moutons électriques ?

« Mes chers compatriotes… il est temps zaujourd’hui, conformément aux engagements pris par la France, d’honorer le pacte, le pacte spirituel, le pacte humain… le pacte de coeur, que nous avons contracté avec l’Histoire. Eeeur… Il est temps en effeeet, que ce grand pays qu’est la France, redonne à l’une des créatures les plus méconnues de nos sociétés contemporaines, toutes ses lettres de noblesse. Il s’agit là de : montrer l’exemple, de : montrer la voie… la voie dans laquelle, n’en doutons pas, s’engouffreront toutes les grandes démocraties du monde, tous les états épris de paix, de justice, d’égalité. Ilestdonctempspournous, mes chers compatriotes, eeee… de procéder à la réhabilitation, du Tamanoir. Vous n’êtes pas sans savoir, mes chers amis, que le Tamanoir constitue une espèce en voie de disparitiiioon, et dont l’habitat naturel, est chaquejourplusmenacépar l’extension des activités humaines, que celles-ci soient industrielles, ou encore agricoles. Eeeee… la France propose donc, et soumettra cette motion lors du prochain sommet du G8, d’introniser le Tamanoir en tant que, totem international. Un totem, mes chers compatriotes, qui saura guider les hommes sur la voie… de la sagesse, de la sérénité, en ces temps de troubles et de confusion. Je n’ignore pas les lignes d’affrontement qui divisent aujourd’hui les peuples du monde, et je vous sais, mes chers compatriotes, eeeeu concernésvousaussiparcestumultesdel’histoire. Ces lignes d’affrontement, de nature idéologique, économique, religieuse ou politique, minent les relations internationales, et eeee projettent des nations les unes contre les autres, dans un fracas guerrier qu’il nous faut à présent dépasser. C’est donc un message de paix, un message d’amour… un signal fort, que la France se propose d’envoyer rau zétats du monde entier, eeeee, zétats que nous espérons réceptifs à notre appel. En érigeant le tamanoir en totem international, nous zentamerons. tous ensemble. notre marche, vers un nouvel âge réminiscent. Le Tamanoir sera, mes chers compatriotes, notre guide dans cette quête spirituelle, dans cette entreprise éminemment humaniste, et constituera, eeeur, à n’en pas douter, l’aiguillon de notre volonté. C’est dans cet espoir, mes chers compatriotes, que je prends d’ores zet déjà rendez-vous avec vous, dans quelques semaines, pour un sommet international qui verra la reconnaissance du Tamanoir, comme l’un des grands symboles de notre temps. Mes chers compatriotes, je vous remercie. Vive le Tamanoir, vivent les totems, vive la France. »
(générique)
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il est tard et il se peut que ce soit mon dernier message. je ne sais pas où il est mais il me cherche sans doute son odorat va le mener jusqu’à moi et, sûrement jusqu’à ce bureau. cet ordinateur est mon lien unique avec le monde et je crois que l’orage qui gronde ne devrait pas tarder à le mettre hors d’usage. je décide de ne plus utiliser la touche « e ». j sais qu’il st là dans l noir t qu’il m gutt. j dcid d n plus utilsr la touch « i ». la nut tot ls chats sont grs. l s’appll onko.
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Dans le bunker, l’allégresse de l’année nouvelle. Igor, à demi fou, accueille le navet du mystère. Les filles rient. t.co/1SDlZYO2qT
Un sage aux pensées zoophilisantes a un jour dit : « pas d’bonne semaine du porno sans une bondieu de vache ! »
Il faut donc lui rendre hommage
« Que cette chanson je l’ai écrite pour mon pote Rachid, qu’est mort, dans un troquet pourri à Bastille, ébouillanté par son chocolat … »
Projection…
De soi sur l’autre/
De eux sur l’écran…
Projection des souvenirs/
De la mémoire…
Goûter au passé/
Vivre au présent…
Se déguiser/
Interagir
…
samedi, la nuit…
il fait bizarre, chaud, froid.
ça doit être le lycra.
ça colle à la peau ce truc.
mais en même temps, c’est plutôt sensuel,
un peu comme les touches douces de ce drôle de clavier blanc.
on coupe le cordon,
le bébé pleure,
je me noie,
j’ai froid, chaud, le lycra..?
Arsene, tu pètes les antennes…
bonne nuit à ceux qui veillent.
…
Je ne peux me résoudre à m’expliquer qu’après l’avoir quitté,
je n’ai même pas réussi à pleurer…
Ce n’est pas faute d’avoir essayé…
C’est ce genre de type,
toujours incapable de bien faire,
attiré par les mauvais choix et fasciné par le chaos
Elle sent bien comment il est,
à quoi il peut servir
Il est de gauche, et artiste dans l’âme. On voit bien qu’il fait tout pour s’excuser de la taille de sa bite. Sa féminité ne l’effraie pas.
Messieurs,
Je n’ai pas le désir d’être illisible, alors, je vous prie, puisque vous avez un certain pouvoir,
de corriger au plus vite les textes envoyés, les accents surtout . On parle de communication.
Alors, s’il vous plaît, rendez moi la possibilité d’être lu, pas comme un martien.
D’autre part, quelques éclaircissements s’imposent :
Je regrette souvent les productions défilantes.
On se dit qu’on est attendu ailleurs.
Trop d’impatience vous coupe les jambes.
Cela ressemble à du poétique.
Mais le mot me gêne.
Je relisais récemment le « journal de Moscou » de W. Benjamin dans lequel
il souligne l’importance du va -et -vient entre communication et expression. Cette difficulté
semble bien opérante au regard de ce qui se fabrique entre vous et moi.
Mille regrets de ne pas savoir parler davantage de lui, de Walter Benjamin.
Pourions-nous faire preuve davantage d’audace ? Vous êtes parfois capable du pire, et moi aussi. La retenue semble bien interdite ici. Mais il faudrait peut-être affronter l’impudeur. Au risque d’être obscène, pas dans le sens collégien de la semaine dite pornographique.
Je me demande pourquoi tout ceci se dit aujourd’hui.
Pardonnez la distance que j’impose entre vous et moi. Je vous avoue ceci : je ne me sens pas
vraiment chez moi ici, comme à peu près partout.
Vos préoccupations actuelles : les bijoux de mariage, bagues, alliances.
Vous voulez tout savoir avant d’acquérir ces précieux symboles.
Doit-on obligatoirement avoir des alliances lorsqu’on se marie civilement ?
Sarah, Saint-Denis
Non. L’officier d’Etat civil demande au début de la cérémonie si les futurs époux vont procéder à l’échange des alliances. Si oui, celui-ci se fera après lecture des articles du code civil sur le mariage et après signature du registre par les mariés et leurs témoins.
Pourquoi porte-t-on l’alliance à la main gauche ? Peut-on choisir l’annulaire droit ?
Valérie, Nantes
En France, depuis le Moyen Age, la coutume veut que l’alliance se porte à l’annulaire gauche parce qu’on pensait alors que la veine de ce doigt était directement reliée au cœur. Toujours selon la coutume, une fois passée au doigt, l’alliance ne doit plus jamais être retirée.
Qui, des deux époux, reçoit en premier l’alliance ? L’homme ou la femme ?
Marie, Neuilly-sur-Seine
C’est le mari qui passe d’abord la bague au doigt de son épouse. On raconte que si l’anneau glisse avec difficulté sur la deuxième phalange, la femme sera dominante. Certaines informées plient leur annulaire pour entraver la progression de l’anneau…
Doit-on retirer sa bague de fiançailles pour recevoir son alliance ?
Delphine, Colmar
Oui, c’est mieux de tendre un doigt nu pour recevoir son alliance.
Ensuite, on peut remettre sa bague de fiançailles. Le saviez-vous : ce sont les Egyptiens qui, les premiers, ont adopté le port de l’alliance, anneau symbole de l’éternité des liens unissant les époux…
Pourquoi le diamant reste-t-il encore la pierre privilégiée pour les bagues de fiançailles ?
Chloé, Metz
De tout temps, le diamant a été chargé de symboles à cause de sa pureté, son éclat, sa limpidité. En Occident, on le croyait capable de chasser les mauvais esprits et de guérir les maladies. C’était aussi le reflet de la sagesse, de l’amour divin. Et, depuis le XVIIIe siècle, c’est la pierre de l’amour invincible, de l’harmonie conjugale.
Je voudrais un rubis, ma mère m’affirme que ce n’est pas une pierre de fiançailles.
Anna, Paris
Bien souvent, en effet, le rubis est considéré comme une pierre que l’on offre plus tard, pour les dix ans de mariage, par exemple. C’est dommage, car le rubis symbolise le bonheur et c’est la pierre des amoureux par excellence. Alors, suivez votre penchant pour cette pierre, couleur passion.
Loin des grands vents du detroit de Magellan,
Loin des glaciers cyclopeens de la Patagonie argentine,
Loin des Piscos a la chaine dans un improbable bar du bout du monde,
Loin d’une terre desagregee ou les dernieres femmes yaganes ont oublie leur propre langage,
On oublie tout
Sous le soleil de Santiago.
j’ai perdu beaucoup de sang
lors de l’attaque
des cavaliers de l’Est,
j’espere que vous pourrez continuer sans moi.
Jolie lumière sur Issy les Moulineaux… Soleil couchant orange rasant sur les immeubles vitrés… C’est pas tout les jours… Finalement c’était pas moi à la piscine, mais un mec, le soir même dans une mairie… Pas si loin… Bon, le type, il fait une erreur classique, pas garder une balle pour lui à la fin. Attendre trop longtemps le reveil du public… Mass murderer en devenir, n’oubliez pas, si c’est un suicide que vous planifiez, gardez la dernière balle pour vous, agissez de loin (à la lunette par exemple), gardez les gens loin de vous. Le plus boeuf des boeuf va finir par réagir à un moment si vous lui tournez le dos de manière trop navrante, les Bruce Willis volontaires ne manquent pas de nos jours. Enfin faites comme vous voulez… Mais bon, c’est un job risqué, et le risque c’est de finir en taule à vie. Alors pour en finir, vaut mieux le faire seul. On fait chier personne, c’est moins drôle ok… Mais bon… Sinon, ici, le soleil est couché et je vous souhaite une bonne nuit à tous, mass murderer et autres…
Ce soir, je dîne avec William

C’est chiant, William est mort en 1880…
Demain, je dîne avec Samantha.
le récitant : savoir manier le PHP devient aussi révolutionnaire que de savoir manier une kalashnikov.
La chanteuse aphone, la peau diaphane, une main sanglante, s’appelait Mina. Ses musiciens, invisibles, armés, nus, les Minettes. Si logique.
Ma vraie vie.
Bon, c’est un blog alors encore une fois
raconter ma vraie vie de gars en plastique
à tous, faire profiter l’univers entier de
ma vie normale de gars normal en fer blanc
donc ce matin réveil 8h préparer le petit
déjeuner pendant que Pascal et Chloé sont
à la douche, fruits et chocolatines pour
bien commencer la journée et médocs et
Chloé qui part, les autres se lèvent peu
à peu tètes dans le cul, on parle peu ou pas
le concert d’hier soir a crevé tout le monde
et pourtant y’a cours de danse pendant que
je me douche, pas le courage de m’infliger
ça, les chats sont solidaires mais décontractés
ils matent et je zappe, la question du jour
peut-on entrer en Suisse avec un vieux passeport
après un moment de doute, ça parait plausible
s’il a moins de cinq ans, retour sur le cours
de danse, Kamel est plus souple que Pascal,
c’est clair, je mange du fromage avec un peu
de pain aux noix et une pomme, ils dansent
toujours, j’ai un peu de peine pour eux surtout
pendant les pompes, déjà midi, il serait temps
de me remettre au boulot histoire de faire avancer
la révolution numérique et prolétarienne, voilà
ma vraie vie c’est terminé pour aujourd’hui, la
fascination et un peu d’excitation de m’imaginer
là nu en train de bouffer du pain au noix avec
les danseurs devant la voisine d’en face à sa
fenêtre, et Kamel dit « hooo », faut pas pousser
quand même.

Je me lève avant toi, je sais que c’est la fin et je te regarde dormir.
Je t’embrasse sur le front. Tu esquisses un sourire sans vraiment te reveiller.
Je m’approche de la fenêtre ouverte.
Une fille rousse géante de 50 mètres de haut me regarde. Je n’ose plus bouger. Sa grosse main passe par la fenêtre et me capture.
Elle se marre et m’avale tout cru.
rideau. (rires enregistrés)
Au paradis pour le climat. En enfer pour la compagnie.
do e mo la ma n
i y a b e c s éc il e t q i m p us e un p u p r out – le m ins di c ète t me dé or s par ois la m itié du vi age – m is j squ’ ci ce n’est pas i dol re à arr cher.
C’est tou ours des qu stions et je s is là je ne uis pa fâché, non, non pas la tête, je ne suis pas malh ur ux, je s is bien qu’on me rt partout, très viola ment, et la misère aussi, je sais tout cela, mais quoi ?
to t va bi n, je suis t ujo rs moi-même, non ?
j’ai un p u moins de cheveux po r te plaire, je l’a mets, et ce ve tre : il y a ce creux, là, dessous les côtes, cette dép ession surp enante, ma s il suffit d’un peu d’ex rcice et c’est comme une lig e qu’on veux garder
aha … cette obsee sion
mais n n! c’est ta faço de me reg rder ta façon d ne plus me voir, co me si on ne s’étai jamais con us alors que pré isé nt nous ne no s sommes jam is connus, alors po rqu i pe ses-tu le contra re ? tu s is je n’ai pas envie d’e trer dans ton lab rinthe
mais … il n’y a pas de lab rinthe, seulement toi,
parfois j’ai du mal
c’est bi n ce q e tu veux ? ce que tu ve x ? c’est bien ce q e tu ve x ?
Itaf, le dromadaire et son ami Joan sont des amis inséparables. Ils partent à la recherche du Secret du Désert. Que trouveront ils?
Itaf the camel and Joan a young boy are inseparable friends. Being such good friends, they have strange and fabulous encounters.
Itaf, das Kamel, und ein kleiner Junge sind unzertrennliche Freunde. Durch diese Freundschaft erleben sie wunderbare und seltsame Abenteuer.
Itaf és Joan elvàlaszthatatlan baràtok. Indulnak a sivatag titkànak felkutatàsàra. Mit fognak talàni ?
Personne. (faites un jet de SAN / étouffez la rumeur du monde si vous le ratez).
Matilda, she take me money and run Venezuela. Well, the money was to buy me house an’ lan’ Then she got a serious plan.
Jerry Cornelius : « je ne peux laisser mon âme ici, pas aux miliciens, ça jamais. Et si on me dit que Franck le fait, je ne serait pas dupe. »
Mon très cher Az*,
Comme votre courrier a réchauffé la moiteur de cette sombre garçonnière dans laquelle je suis astreinte à résidence le temps que cet effroyable exil s’achève. Mes premiers jours de vie parisienne sentent le bouilli. La pluie qui ici ne s’interromps jamais accable jusqu’aux façades des immeubles : dans un lent mouvement monotone, les passants enveloppés dans leurs longs manteaux ternes défilent comme des macchabées, dans une sorte de procession fantomatique, devant des soupiraux d’où une fumée grasse s’échappe et imprègne les tissus et les pavés d’une exhalaison de bouillon. Elle recouvre à grand peine de larges traînées grasses qui défigurent les édifices, comme autant de plaies suppurantes qui, heure après heure, imprègnent le grès rendu poreux par l’humidité. Derrière le petit secrétaire tâché duquel je vous écris, on distingue au loin le promontoire de Montmartre, dominant tant bien que mal de sombres ruelles où les gargotes se succèdent les unes aux autres répandant jusqu’à ma modeste chambre des relents de garbure. Si vous saviez comme je soupire en regardant, par delà la vilaine reproduction maladroitement accrochée sur un mur, notre belle contrée, son temps clément, ses solides gaillards, fier-à-bras comme votre neveu, qui fera à n’en pas douter un charmant compagnon de jeu pour ma petite sirène. Comment va-t-elle ? Se porte-t-elle bien ? Donnez-moi vite de ses nouvelles, son souvenir seul me porte et me permet de conserver une lueur d’espoir.
Et vous-même, mon cher ami… que ferais-je sans votre aide, votre soutien de tout instant ? Je sais combien vous regrettez ce qui nous arrive, et je sais à quel point vous vous souciez de ma condition et de mon bien être. Cette lettre ne doit pas vous rassurer, mais malgré mes lamentations et mes humeurs moroses, je vous prie ardemment de ne point vous morfondre ; après ces nombreuses épreuves, et la disparition de mon tendre At*, je suis aujourd’hui une femme forte. Aussi me laisserez-vous vous narrer les moindres détails de mon séjour sans en prendre ombrage ni vous préoccuper outre mesure. Nous savons tous deux qu’il vous est impossible de me rejoindre, sous peine de compromettre irrémédiablement ce que nous avons mis tant de mois à échafauder.
Aussi vous prié-je de ne point faire cas de ces gérémiades d’une provinciale égarée dans cette monumentale cité, et qui n’a pas été instruite à cotoyer tour à tour la gagneuse des bas faubourgs et l’aristocrate des beaux quartiers. Je vous envoie, à vous deux, mes seuls amis, mes seuls lueurs, toute mon affection, et le soir, dans le creux de mon mauvais sommier, je prie ardemment, les mains serrées contre mon coeur, pour que Dieu vous épargne le sort cruel qui m’attend.
Ar*
[…] Douche froide. J’émerge pour de bon. Je ne suis plus dans mon film
quotidien un peu bousculé. Pilote automatique déconnecté. Déchirure de
pellicule, je regarde le paysage par la fenêtre avec une acuité retrouvée :
les gens qui marchent dans la rue, faute d’avoir trouvé une place dans le
tram, pour trouver un moyen d’aller travailler. Une fille de mon bureau
dans la rue. Je mets le son : on ne parle que de cela tout autour de moi.
Merde.
Une bombe a explosé entre Paveletskaia et Avtozavodskaia, la station
d’après […] ça a eu lieu vers 9h, à la station ou je m’arrête tous les matins.
J’aurais presque pu y être. […]
(post-report from Mockba par Else-A)
Java
Magnus Ragnar-Silgridottir : – ça se confirme, ainsi que je vous l’avais dit. Ces impressionnants amas nuageux se rapprochent de plus en plus, un fort vent glacial a soufflé hier soir.
Shandrala Bhupal-Chakrananja : – il se pourrait que vous ayez raison. Par contrecoup, je sens moi-même des arcs électriques se former entre mes synapses.
Magnus Ragnar-Silgridottir : – la possibilité d’une tempête en susciterait une autre en votre for intérieur, trés cher ?
Shandrala Bhupal-Chakrananja : – à n’en pas douter. Aucune diversion n’est hélas vraiment efficace – et ces vents me condamnent irrémédiablement.
Magnus Ragnar-Silgridottir : – vous voilà vous aussi bien sombre.
Shandrala Bhupal-Chakrananja : – c’est que les enjeux sont de taille. Ils l’ont toujours été.
Magnus Ragnar-Silgridottir : – et je l’ai toujours su.
Foursquare indiquait très nettement à Igor où poser les bombes sulfuriques pour abattre un maximum de moutons. #ipad
Bananiff ma salope (en retard…;-)

ps sans rapport avec la carte de voeux :
Estragon ma jolie j’aime ton art tu me fait délirer par ta trashitude infinie, je comprend pas tout ce que tu racontes mais: quand est ce qu’on se fait cuire des oeufs?
Mi-nuit sur l’Italia
Le rock satanique peut-il conduire à la violence ? C’est à cette question que Carlo Climati, auteur de livres sur la relation entre le satanisme et le rock a tenté de répondre, dans une interview accordée à « Radio Vatican ». « Le message négatif qui est transmis par un disque ne peut pas en soi inciter à la violence ou à tuer mais il peut parfois être comme une graine semée dans le terrain fertile d’un sentiment général de malaise chez les jeunes. Un cocktail dangereux de rock nihiliste et de problèmes humains peut produire des effets dévastateurs dans l’esprit de jeunes en crise ou fragiles sur le plan psychologique ».
« Par ailleurs, a précisé Carlo Climati, n’importe quelle fille de quinze ou dix-sept ans peut entrer en contact avec le monde de l’ésotérisme en écoutant un disque. Les maisons de disque ont découvert que le diable peut permettre de faire de bonnes affaires et elles continuent à lancer des produits sans se soucier des conséquences. L’une des revues de musique les plus connues en Italie, ‘Flash’, a publié la direction de l’Église de Satan, aux États-Unis, décrivant cette dernière comme ‘l’association la plus sérieuse et la plus fiable pour ceux qui s’intéressent aux théories occultes’. L’article se termine par une invitation aux lecteurs : ‘si vous pensez que la connaissance du satanisme peut vous aider, et si vous voulez entrer dans le grand gymnase de la pensée qu’est la philosophie satanique, l’Église de Satan vous attend' ».
il court dans la ville, il fait nuit personne ne le regarde This is city ses foulées sont contrôlées, il court en rythme jamais un pas ne se décale aucun obstacle ne fait briser la cadence il ne s’essouffle pas on dirait en fait qu’il ne respire pas Jajeemba il tourne au coin de l’artère principale de la ville derrière sa nuque sa capuche se soulève en même temps que ses jambes Jajeemba dans la nuit des souffles le suivent aussi rapides que lui aussi prestes que lui plus vifs que lui il court il ne fait que courir il ne peut que courir toute la scène s’est incrustée dans les rythmes et la musique de la peur résonne pas souffles frottements de coton automatic terror on entend des enfants pleurer Jajeemba on entend des enfants pleurer psychodream il court jamais ne s’essouffle ne t’essouffle pas your baby cries foulées élancées l’esthétique de la peur au loin des tambours ni du bronx ni du ciel en colère les cartons des voitures sur les boulevards ce soir beaucoup de choses brûlent democracy dies
C’est l’aube. Les dernières rations sont distribuées aux miliciens ardéchois. On arme la phalange turco-suisse. Dans le bunker : frissons.
Igor adopte un chat en nylon. Mina pense que ça n’existe pas. Carver opine du chef.




























